01Historical documents
Letters and
testimonials.
Complete texts, original language and stable provenance from the ACIN public record.
À la France – avec gratitude · À Jacques Chirac – avec mémoire
éternelle
Parfois, dans l’histoire d’un peuple, vient un moment où il a besoin non seulement d’un refuge, mais d’une vraie reconnaissance humaine. D’une main tendue. D’une porte ouverte. D’un respect silencieux — non pas parce que l’on est quelqu’un d’important, mais simplement parce que l’on est humain. Et cette main, pour le peuple tchétchène, fut la France. Près de 100 000 Tchétchènes vivent en France depuis presque 30 ans. Nous sommes arrivés blessés, en laissant derrière nous les larmes, la douleur, des maisons détruites. Mais la France ne nous a jamais regardés comme des étrangers. Elle n’a pas fermé ses portes. Elle ne nous a pas rejetés. Elle nous a accueillis comme des frères et des sœurs. Sans méfiance. Sans reproche. Sans peur. Je me souviens de la manière dont les Français nous ont accueillis. Avec dignité. Avec respect. Sans jamais nous faire sentir que nous venions d’un « autre monde ». Nous sommes venus avec douleur — ils nous ont reçus avec cœur. Nos enfants sont aujourd’hui citoyens de ce pays. Ils étudient, grandissent, rêvent. La France leur a donné tout ce qu’elle pouvait offrir : l’éducation, les opportunités, le soutien. Nous parlons français. Nous allons à l’école. Nous construisons notre vie — non pas avec peur, mais avec espoir. ✨ Mon peuple est reconnaissant. Nous ne l’oublierons jamais. Nous l’écrirons dans notre histoire. Je voudrais dire personnellement : 🇫🇷 Merci, la France. Merci d’être non seulement un grand pays, mais une grande âme. Tu ne nous as pas seulement permis de vivre — tu as sauvé notre dignité humaine. Tu nous as protégés. Et je ne peux pas parler de la France sans évoquer un homme dont le nom restera à jamais dans nos cœurs. 💬 Jacques Chirac. Il n’était pas seulement président. C’était un homme avec un cœur — pur, courageux, lucide. Il ne nous a pas repoussés. Il n’a pas détourné les yeux. Il a vu en nous des êtres humains : un père, une mère, un enfant, une famille. Jacques Chirac restera dans notre mémoire comme un héros. Oui, un héros — pour notre nation. Car être un héros, ce n’est pas seulement diriger. C’est défendre quand les autres se taisent. Ouvrir la porte quand d’autres la ferment. Tendre la main quand les autres ont peur. 🙏 Nous n’oublierons pas. 📖 Nous l’inscrirons dans notre mémoire collective. 👨👩👧👦 Dans chaque famille tchétchène qui vit sous le ciel français. ❤️ Dans chaque cœur qui a trouvé ici la paix. 🇫🇷 Merci, la France. 🇫🇷 Merci, Président Chirac. 🕊️ Nous ne vous oublierons jamais.
— Madiev Arsen, Strasbourg
Le mot « Paris » et l’âme du monde
Le mot « Paris » fait rêver. Pour beaucoup, à travers le monde, il symbolise quelque chose de plus profond qu’un simple lieu. Il y a même cette expression : « Voir Paris — et mourir sans regret ». Pourquoi cela ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que Paris, c’est la liberté. 🕊️ La liberté de penser. La liberté d’être soi-même. La liberté d’être différent — tout en étant égal. Paris, ce n’est pas seulement des bâtiments, de l’art ou de la musique. C’est une atmosphère, un esprit, un message silencieux : ici, chaque être humain mérite d’être respecté. Peu importe d’où vous venez. Quelle que soit votre origine, votre couleur, votre religion — ici, il y a une loi. Et cette loi protège tous les citoyens, sans exception. Liberté — pour tous. Égalité — pour tous. Fraternité — pour tous. Voilà pourquoi Paris inspire. Voilà pourquoi la France est respectée dans le monde entier. J’ai parlé avec des gens du monde entier — du Maghreb au Japon, du Caucase à l’Afrique. Et partout, j’ai entendu les mêmes mots : « La France est un exemple. » Moi-même, je vis ici depuis 20 ans. J’ai vu de mes propres yeux ce que beaucoup ressentent. J’ai vécu parmi les Français, les musulmans, les chrétiens, les bouddhistes, les athées. Et j’ai vu que ce qui compte ici, ce n’est pas ce que vous croyez ou d’où vous venez. Ce qui compte, c’est votre honnêteté, votre respect, votre engagement. ✨ Je ne parle pas seulement pour moi. Je suis la voix de ceux que j’ai rencontrés, de ceux qui ont été accueillis ici avec humanité. Je suis la voix de ceux qui sont reconnaissants. Je suis la voix de ceux qui ont trouvé ici la paix. La France est une terre qui enseigne le respect. Un pays qui donne une seconde chance. Un pays qui ne demande pas qui vous êtes — mais ce que vous êtes prêt à faire avec le cœur. Et pour cela, je dis : merci.
— Madiev Arsen, Strasbourg
Message pour la France
La France dans mon cœur Parfois, l’amour ne vient pas tout de suite. Il pousse lentement, comme un arbre, à partir d’une petite graine de confiance semée dans une terre étrangère. Ainsi est née mon amour pour la France — elle n’était pas bruyante, elle était silencieuse. Mais aujourd’hui, elle est profonde, comme une racine qui a trouvé sa terre. Je suis venu d’une autre culture, avec une autre langue, un autre passé. Mais la France ne m’a pas demandé qui j’étais. Elle m’a donné une chance : celle d’être moi-même, de faire partie de son avenir. En France, j’ai vu la grandeur — non pas dans ses musées somptueux ou ses rues animées, mais dans sa capacité à débattre sans se diviser, à rester unie dans sa diversité. Dans son respect de la loi, dans son indignation face à l’injustice. Voilà la vraie liberté — pas froide, pas distante, mais vivante et attentive. J’ai vu dans ce pays que chaque personne peut être entendue. Que chacun peut être une partie du tout. Non pas comme un « invité », mais comme un citoyen du monde. Je viens du Caucase. Ce sont mes racines. Mais la France, ce sont mes ailes. Et je veux que mes enfants volent avec ces ailes, sans jamais oublier d’où ils viennent.
— Madiev Arsen, Strasbourg
Un Tchétchène sur la France
Mots de gratitude Il existe peu d'endroits dans le monde où l'on se sent véritablement libre. La France est l'une des dernières terres où les droits de l'homme, la liberté, l'égalité et la fraternité ne sont pas que des mots, mais une réalité vivante. Peu importe la couleur de votre peau, votre religion ou votre origine — ici, vous êtes un être humain. C'est pourquoi chacun de nous a le devoir de protéger la culture française, sa justice, son respect des autres. Car si ces valeurs disparaissent ici — elles disparaîtront partout. Je ne connais aucun autre endroit au monde où l'homme est aussi protégé qu’en France. Souvenez-vous de mes mots : la liberté que donne la France est l’un des derniers grands miracles de ce monde. Nous devons la préserver comme un trésor sacré. La France n’est pas simplement un pays. C’est une lumière dans un monde où il y a tant d’obscurité. Et nous, par nos cœurs et nos actions, devons faire en sorte que cette lumière ne s’éteigne jamais.
— Madiev Arsen, Strasbourg
Ma jole
Mots de gratitude Il existe peu d'endroits dans le monde où l'on se sent véritablement libre. La France est l'une des dernières terres où les droits de l'homme, la liberté, l'égalité et la fraternité ne sont pas que des mots, mais une réalité vivante. Peu importe la couleur de votre peau, votre religion ou votre origine — ici, vous êtes un être humain. C'est pourquoi chacun de nous a le devoir de protéger la culture française, sa justice, son respect des autres. Car si ces valeurs disparaissent ici — elles disparaîtront partout. Je ne connais aucun autre endroit au monde où l'homme est aussi protégé qu’en France. Souvenez-vous de mes mots : la liberté que donne la France est l’un des derniers grands miracles de ce monde. Nous devons la préserver comme un trésor sacré. La France n’est pas simplement un pays. C’est une lumière dans un monde où il y a tant d’obscurité. Et nous, par nos cœurs et nos actions, devons faire en sorte que cette lumière ne s’éteigne jamais.
— Madiev Arsen, Strasbourg
Lettre de respect et de mémoire (Lettre ouverte – en hommage à
Samuel Paty)
À la famille de Monsieur le professeur Samuel Paty, À tous les enseignants de France, Et à tous ceux qui portent encore le poids de cette douleur. Il n’existe pas de mots assez justes pour apaiser une telle perte. Mais il existe un devoir plus fort que le silence : celui de la mémoire, du respect et de l’humanité. Je suis issu d’un peuple ancien, venu du Caucase. Dans notre culture, l’enseignant occupe une place sacrée. Il est considéré comme un guide, une lumière, parfois même comme un second parent. On lui doit l’écoute, la gratitude et la protection. Même en cas de désaccord, il est impensable de porter atteinte à sa dignité. C’est pourquoi la tragédie qui a frappé Monsieur Samuel Paty a profondément touché nos cœurs. Nous avons gardé le silence – par pudeur, par respect. Mais aujourd’hui, il est important de dire : nous honorons sa mémoire. Son nom ne doit jamais être associé à la haine. Sa disparition ne doit jamais être utilisée pour diviser. Et cet acte terrible ne reflète en rien la culture d’un peuple entier. À sa famille – nos pensées les plus sincères. À ses proches – notre solidarité. À tous les enseignants – notre respect et notre soutien. La France est une terre de justice, de droit et de savoir. Et nous, qui y vivons, partageons pleinement ces valeurs. L’éducation est un pilier que nous défendons avec honneur. Il n’y a pas de paix sans reconnaissance. Il n’y a pas de société sans dialogue. Et dans ce moment de recueillement, nous voulons simplement dire : vous n’êtes pas seuls. Samuel Paty restera dans notre mémoire – comme un symbole de transmission, de courage et de dignité.
— Madiev Arsen, Strasbourg